lÕhistoire de Jason et dÕune famille de donneurs Ē Une vie, plusieurs dons Č est un outil de formation conu pour Žduquer les jeunes du deuxime cycle du secondaire ˆ lÕimportance vitale des dons dÕorganes et de tissus et des transplantations. Il Žclaire le drame, la gŽnŽrositŽ et la promesse salvatrice du don et de la transplantation. Cette couverture prŽsente le patchwork des donneurs d'organes de la mission Ē Don de vie Č lancŽe par la London Transplant Gift of Life Association (comitŽ de sensibilisation au don dÕorganes). Pour visualiser le patchwork dans son intŽgralitŽ et lire les histoires des donneurs, visitez www.lhsc.on.ca/transplant/quilt.htm. 1 2 Histoires d'une famille de donneurs Š Introduction 3 Une carte de donneur signŽe et une famille en conflit : Le cas de la famille Edwards 4 Ė votre tourÉDiscussion et dŽbat 5 ƒquilibrer les souhaits des personnes et ceux de leurs familles 6 Le Don de Sandrine 10 Aimer sa famille plus que sa propre vie : L'histoire de la famille White 14 Le parcours de Susan Morrison-Weir, de la perte d'un tre cher et de son chagrin jusqu'ˆ un nouvel amour et au renouveau de l'espoir 18 Si Sarah Beth devait mourir, nous sommes heureux qu'il en ait ŽtŽ ainsi : L'histoire de Sarah Beth Therien 20 Aucun amour ne peut tre plus grand : des parents immortalisent leur fils en faisant le don de la vie ˆ plusieurs familles en attente d'une transplantation 24 Ė votre tourÉ a) ƒcriture au journal b) ActivitŽs Ē Qu'en serait-il si? Č c) CrŽer une affiche d) ƒcrire un slogan e) Lettre ˆ l'Žditeur f) RŽdiger un article autobiographique ou biographique HISTOIRES DE FAMILLES DE DONNEURS Š Introduction Vous avez certainement lu des articles ˆ propos du don d'organes et de tissus et des receveurs d'organes dont la vie a ŽtŽ sauvŽe en accueillant ce cadeau de la vie. Chaque annŽe, plus de 600 personnes dans cette province reoivent des transplantations d'organes. Ce sont des nouvelles formidables pour ces receveurs et leurs familles. Mais nous devons aussi prŽciser qu'ils ont eu la vie sauve gr‰ce ˆ la gŽnŽrositŽ de familles qui, dans un moment des plus difficiles, ont pris la dŽcision de donner les organes des personnes qu'elles chŽrissaient. Cette section vous prŽsentera quelques familles qui ont fait Ē Le cadeau de la vie Č et elle vous aidera ˆ envisager le don d'organes et de tissus d'une autre perspective. Vous verrez comment, au plus profond de leur chagrin, les familles White, Morrison-Weir, Therien et Castillo trouvent un rŽconfort dans le fait de savoir que les tres auxquels ils tenaient le plus ont permis ˆ d'autres de vivre. Mais tout d'abord, nous vous prŽsenterons la famille Edwards qui a eu du mal ˆ envisager la dŽcision de donner les organes et les tissus de son fils parce qu'elle ne disposait pas de l'information nŽcessaire pour prendre une dŽcision. Cette Žtude de cas vous permettra d'explorer certaines des questions pour savoir comment Žquilibrer le dŽsir d'un individu qui souhaite tre donneur et les sentiments d'une famille en deuil. Bien que lÕhistoire qui suit soit vraie, nous avons modifiŽ les noms des personnes. M. et Mme Edwards venaient juste de terminer le souper quand le tŽlŽphone sonna. C'Žtait l'h™pital local qui les contactait pour les prŽvenir que leur fils Jason ‰gŽ de 19 ans venait juste d'tre amenŽ aux urgences en ambulance. Le personnel de l'h™pital leur demanda de se rendre immŽdiatement ˆ l'h™pital. Une fois arrivŽs ˆ l'h™pital, ils furent informŽs par une infirmire que Jason Žtait tombŽ d'une Žchelle dans l'exercice de son travail. Malheureusement, il ne portait pas son casque de protection et il souffrait d'une grave blessure ˆ la tte. Ses parents durent attendre que d'autres tests puissent tre effectuŽs avant que le mŽdecin ne leur donne plus de dŽtails. Pendant les 24 heures qui suivirent, l'Žtat de Jason empira rŽgulirement malgrŽ toutes les mesures prises pour le maintien de ses fonctions vitales dans le service de soins intensifs. Les parents de Jason patientaient aux c™tŽs de leur fils, espŽrant qu'il ouvrirait ˆ nouveau les yeux. Aprs 48 heures, le mŽdecin expliqua que les pronostics pour Jason restaient sans espoir. Les tests mŽdicaux avaient rŽvŽlŽ un oedme au cerveau suite au traumatisme et celui-ci avait atteint des proportions extrmes. Aprs avoir effectuŽ d'autres tests, le mŽdecin et le travailleur social discutrent avec M. et Mme Edwards. Ils les informrent que Jason Žtait en Žtat de mort cŽrŽbrale et que le ventilateur maintenant artificiellement sa respiration serait dŽbranchŽ. Avant d'effectuer cette procŽdure, ils demandrent aux parents de Jason d'envisager de faire don de ses organes et de ses tissus pour des transplantations. Le mŽdecin expliqua que Jason pouvait tre donneur et que son coeur, ses deux reins, ses deux poumons, son pancrŽas et son intestin pouvaient sauver la vie de huit personnes. La cornŽe de ses yeux pouvait donner la vue ˆ deux personnes et six autres tissus pouvaient aider quantitŽ de patients souffrant de bržlures et du cancer des os. Le personnel hospitalier avait trouvŽ une carte de donneur signŽ dans le portefeuille de Jason. Les parents de Jason hŽsitrent ˆ donner leur consentement parce qu'ils n'avaient jamais discutŽ du don d'organes avec leur fils et qu'ils n'Žtaient pas sžrs que leur dŽcision soit en harmonie avec leur religion. Ils souhaitaient demander conseil ˆ leur leader religieux et entendre son point de vue avant de consentir ˆ faire ce don. Le personnel de l'h™pital attendit de pouvoir suivre leurs instructions, mme en ayant entre les mains la carte de donneur signŽe par Jason. Le comitŽ directeur reconna”t l'importante contribution du programme de transplantation multi-organes du London Health Sciences Centre dans le dŽveloppement du programme d'Žtudes original Ē Don d'organes et de tissus et transplantations, Sciences de la santŽ et Sciences de l'Žducation physique, Č publiŽ en 2001, qui Žvoquait cette Žtude de cas. UNE CARTE DE DONNEUR SIGNEE ET UNE FAMILLE EN CONFLIT : Le cas de la famille Edwards Jason avait signŽ une carte de donneur et le personnel hospitalier l'avait trouvŽe dans son portefeuille. Toutefois, les parents de Jason, ˆ qui on a demandŽ s'il pouvait donner ses organes et ses tissus, ne sont pas sžrs d'accepter, ne sachant pas si leur religion soutient le don d'organes. C'est un sujet dont ils n'avaient jamais discutŽ, que ce soit chez eux ou ˆ leur lieu de culte. Par groupe de trois ou quatre, discutez des questions suivantes et Žcrivez sur un tableau en papier cinq ˆ dix points qui, selon vous, traduisent les avis de tous les membres de votre groupe. „ Y a-t-il des circonstances dans lesquelles on ne devrait pas donner suite ˆ une carte de donneur? Par exemple, une famille peut-elle ignorer une carte de donneur qui a ŽtŽ signŽe? „ Quels devraient tre les droits des familles au respect du corps d'un proche qui est dŽcŽdŽ? „ En supposant qu'il existe une carte de donneur signŽe, le personnel hospitalier doit-il avoir pour obligation de demander le consentement pour don au parent le plus proche? Si oui, pourquoi? Si non, pourquoi? Rappelez-vous, tout le monde ne sera pas d'accord dans le groupe Š Žcrivez juste les sentiments que votre groupe considre comme Žtant les points les plus importants ˆ prendre en compte. Une fois que vous avez terminŽ d'Žcrire, prŽsentez le fruit de votre travail ˆ la classe et demandez ˆ une personne de votre groupe de rŽsumer et de prŽsenter les idŽes clŽs ressortant de la discussion. Une fois que tous les groupes dans la classe ont prŽsentŽ leur rŽsumŽ, lisez le document Ē ƒquilibrer les souhaits des personnes et ceux de leurs familles Č qui souligne ce que la loi prŽvoit pour ces questions et ce qui arrive en rŽalitŽ dans l'Ontario. Avec cette information supplŽmentaire, travaillez avec un partenaire et rŽdigez une argumentation pour ou contre permettant aux familles de neutraliser la carte de donneur signŽe par un parent qui leur est cher. DŽfendez votre position avec deux Žlves qui soutiennent le point de vue opposŽ. Les parents de Jason se faisaient du souci pour savoir si leur religion soutenait le don d'organes et de tissus. Reportez-vous Žventuellement au document Ē Perspectives religieuses Č dans le livret Ē Perspectives religieuses et Žthiques Č pour en savoir plus concernant les convictions et les points de vue des diffŽrents groupes religieux. Ė votre tourÉ Studies vEnglish Guidance & Career Education Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . World Studies vEnglish Guidance & Career Education Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Studies vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Discussion et dŽbat ƒTUDES CANADIENNES ET MONDIALES vFRAN‚AIS ORIENTATION ET FORMATION AU CHEMINEMENT DE CARRIéRE .ƒDUCATION ARTISTIQUE .ƒDUCATION PHYSIQUE ET SANTƒ Sciences . SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES . v z . . Selon la loi du RŽseau Trillium pour le don de vie, toute personne ‰gŽe d'au moins 16 ans peut consentir ˆ faire don de ses organes et de ses tissus a) par Žcrit (sur simple enregistrement auprs de l'Assurance- maladie de l'Ontario ou en signant une carte de donneur) ou b) verbalement en la prŽsence d'au moins deux tŽmoins pendant la maladie ultime de la personne. Au dŽcs de la personne, ce consentement Ē a un caractre exŽcutoire et il est fondŽ de pleins pouvoirs Č pour tre suivi. Ceci signifie que, lŽgalement, un h™pital peut procŽder au don d'organes et de tissus s'il existe une documentation enregistrŽe ou une carte de donneur signŽe. Lˆ encore, aucun consentement d'une autre personne n'est requis lŽgalement. En gŽnŽral, notre sociŽtŽ croit en l'autonomie des personnes qui prennent leurs propres dŽcisions dans tous les domaines de leur vie, y compris celui de leur propre dŽcs. Par exemple, une personne peut rŽdiger un testament pour que ses dernires volontŽs de son vivant soient respectŽes ˆ sa mort et une carte de donneur d'organes est similaire. C'est un document lŽgal qui peut tre soutenu dans une cour de justice. Par consŽquent, on peut argumenter que les h™pitaux et les travailleurs de la santŽ doivent se conformer aux souhaits de la personne dŽcŽdŽe dans le cas o des instructions claires ont ŽtŽ remises par Žcrit. Toutefois, la loi Žnonce Žgalement qu'aprs le dŽcs, le corps du dŽfunt devient la propriŽtŽ du parent le plus proche. Et le parent le plus proche prend toutes les dŽcisions concernant les soins aprs la vie de la personne dŽcŽdŽe. Par exemple, si aucun arrangement funŽraire n'a ŽtŽ prŽvu, la famille est responsable de prendre les dŽcisions nŽcessaires. Certains pourraient affirmer qu'il semble Žvident que le don d'organes soit fait dans le cadre de cette prise de dŽcision. Dans la pratique, le personnel hospitalier discute toujours avec le parent le plus proche d'un donneur potentiel pour conna”tre ses propres sentiments concernant un Žventuel don et envisager ce que l'tre cher aurait souhaitŽ. Dans lÕidŽe de respecter le deuil des membres de la famille, c'est aux parents proches que revient de fournir le consentement dŽfinitif. C'est eux qui doivent vivre avec le souvenir de cet tre cher. Par consŽquent, on peut prŽtendre qu'il est important de voir que la famille participe au processus et se sente ˆ l'aise avec un don d'organes et de tissus pour des transplantations. En gŽnŽral, lorsque le parent le plus proche est au courant des souhaits de la personne dŽcŽdŽe, il souhaite honorer ses dŽsirs. Il est par consŽquent important que chacun discute de ses souhaits avec sa famille et demande ˆ ce que ses volontŽs soient respectŽes aprs sa mort. Votre famille doit savoir ce que vous souhaitez car, dans la pratique, le personnel hospitalier cherchera ˆ obtenir le consentement du parent le plus proche et les organes ne seront pas prŽlevŽs sans son consentement. Pour ma soeur, Maureen Riley Žquilibrer les souhaits des personnes et ceux de leurs amilles Le don de Sandrine La dernire fois que Diane a parlŽ ˆ sa fille Sandrine, ‰gŽe de 11 ans, cՎtait au tŽlŽphone aprs quelques jours de sŽparation, au cours dÕune longue fin de semaine de 1999. Sandrine Žtait chez une voisine, pendant que sa mre Žtait en dŽplacement professionnel. Lorsque celle-ci lÕappela pour lui dire bonsoir, Sandrine lui dŽclara, enchantŽe, quÕelle Ē venait de vivre la plus belle journŽe de sa vie Č. Avec son amie Rachel, Sandrine avait visitŽ le MusŽe des beaux-arts du Canada. La journŽe sՎtait rŽvŽlŽe magique pour Sandrine, qui avait fait lÕachat dÕun poisson diseur de bonne aventure en cellophane rouge et avait obtenu avec Rachel une table pour deux au restaurant o lÕavait amenŽe la famille de son amie ce soir-lˆ. Diane se souvient dÕavoir souri au tŽlŽphone et dÕavoir assurŽ ˆ sa fille quÕelle avait encore de trs nombreuses belles journŽes devant elle. Sandrine se levait toujours dÕexcellente humeur le matin et adorait commencer la journŽe en dansant tandis quÕelle se prŽparait pour partir ˆ lՎcole. Elle Žtait toujours en avance et Žtait souvent prte ˆ partir avant lÕarrivŽe du bus. Ce mardi matin, deux ou trois jours aprs lÕentretien tŽlŽphonique quÕelle avait eu avec sa mre au sujet de sa Ē belle journŽe Č, Sandrine a attendu le bus plus longtemps que dÕhabitude. Elle Žtait sur le point dÕaccepter lÕinvitation de sa voisine qui lui proposait de lÕamener ˆ lՎcole en voiture quand le bus Žtait enfin arrivŽ; elle sÕy Žtait aussit™t engouffrŽe pour rejoindre ses amies. Moins de cinq minutes plus tard, un gros camion heurtait violemment le bus; la vie de Sandrine et de ses camarades Žtait bouleversŽe ˆ jamais. Certains enfants hurlaient de douleur tandis que dÕautres, comme Sandrine, avaient perdu connaissance. Sandrine sÕest retrouvŽe bient™t allongŽe sur le sol, dans une couverture, alors que ses camarades de classe Žtaient hŽliportŽs pour recevoir des soins. Inconsciente de tout ce qui lÕentourait, Sandrine Žtait transportŽe de toute urgence au Centre hospitalier pour enfants de lÕest de lÕOntario (CHEO). Pendant ce temps, dans une autre ville, Diane Žtait interrompue dans sa prŽsentation par un appel urgent. CՎtait le PDG du CHEO qui lui annonait que Sandrine avait ŽtŽ grivement blessŽe et quÕelle devait se rendre tout de suite ˆ lÕh™pital. Avant dÕembarquer dans lÕavion qui la ramenait ˆ Ottawa, Diane avait dž se battre avec les horaires des compagnies aŽriennes. Elle avait pris le temps de sÕinformer de lՎtat de Sandrine et, avec lÕaide dÕune employŽe de compagnie aŽrienne, elle avait pu contacter un mŽdecin de lÕh™pital, qui lui avait annoncŽ la terrible nouvelle : Sandrine Žtait celle qui avait ŽtŽ la plus sŽrieusement blessŽe. Elle souffrait dÕune grave lŽsion au cerveau et ses chances de survie Žtaient minces. Les secondes qui suivirent devinrent tout ˆ coup des heures pour Diane qui se rendait auprs de sa fille mourante, accompagnŽe pendant le vol dÕune employŽe dŽvouŽe de la compagnie aŽrienne. Ė lÕatterrissage, aprs un vol qui lui avait semblŽ interminable, Diane Žtait attendue par une voiture de police et une de ses amies et amenŽe dÕurgence ˆ lÕh™pital, au chevet de Sandrine. Malheureusement, ces lieux ne lui Žtaient pas inconnus. En effet, Diane avait rŽcemment pris soin de son mari alors quÕil perdait sa bataille contre le cancer. Une fois de plus, la famille allait vivre un dŽchirement face ˆ la perte de lÕun des siens. Ė la vue de Sandrine allongŽe dans son lit ˆ lÕunitŽ des soins intensifs, Diane se sentit apaisŽe un moment, pensant que Sandrine allait sՎveiller du profond sommeil dans lequel elle paraissait plongŽe. En effet, sa fille ne prŽsentait aucune ecchymose ou Žgratignure. Elle semblait simplement se reposer. Cependant, lorsque Diane demanda ˆ lÕinfirmire Ē Pensez-vous quÕelle va sÕen sortir? Č, lÕinfirmire lÕenveloppa dÕun regard plein de compassion. Diane commena alors le douloureux processus qui Ē CՎtait la seule dŽcision ŽclairŽe ˆ prendre Č consiste ˆ faire face ˆ la rŽalitŽ. La possibilitŽ du don dÕorgane lui traversa lÕesprit. Le frre de Sandrine, Kenny, qui avait seize ans ˆ lՎpoque de ce tragique accident, se trouvait ˆ des milliers de kilomtres, ˆ la National Sports School de Calgary. Lui aussi avait souffert, comme Diane et Sandrine, de la perte dÕun tre aimŽ ˆ la mort de son pre. Une fois de plus, il allait devoir conna”tre un immense chagrin, pratiquement insurmontable. Diane tŽlŽphona alors ˆ Kenny afin quÕil prenne lÕavion pour Ottawa et quÕil puisse lÕaccompagner dans sa dŽcision sur le don de vie : Ē Sandrine est dans le coma et souffre dÕune trs grave lŽsion du cerveau. Č Kenny arriva ˆ lÕh™pital dans la soirŽe, ˆ 23 h, et le lendemain matin, vers 9 h, Diane et Kenny comprirent que Sandrine ne sՎveillerait pas de son coma; son cerveau Žtait privŽ de toutes ses fonctions. Ainsi, quand le mŽdecin leur posa la question sur le don dÕorgane, Diane et Kenny Žtaient aussi prts quÕon peut lՐtre dans de telles circonstances. Ē CՎtait la seule dŽcision ŽclairŽe ˆ prendre Č, expliqua Kenny. Diane en convint. Cela prit douze heures pour trouver les receveurs les plus compatibles. Pendant ce temps, la famille et les amis de Sandrine Žtaient ˆ son chevet et Diane chuchota ˆ sa fille quÕelle pouvait partir rejoindre son pre. Ainsi, la peine dÕune famille donna lÕespoir et la vie aux proches de plusieurs autres familles : le coeur et les poumons de Sandrine ont ŽtŽ donnŽs ˆ une jeune femme de 34 ans, ses reins ˆ deux adolescents, son foie ˆ un bŽbŽ de huit mois et ses yeux ˆ deux personnes ‰gŽes. La jeune mre eut lÕoccasion dÕexprimer directement ˆ la famille de Sandrine sa gratitude pour la nouvelle chance de vivre qui lui Žtait donnŽe. Un article sur le dŽcs tragique de Sandrine et sur le cadeau quÕelle avait fait fut publiŽ dans le magazine Ch‰telaine. Ė la lecture de lÕarticle, la jeune femme qui avait reu le coeur et les poumons rŽalisa quÕelle Žtait le receveur du don de Sandrine et contacta le magazine. Avant la greffe, elle avait rvŽ dÕune poupŽe vtue dÕune robe rose; il sÕagissait peut-tre dÕun rve prŽmonitoire : une petite fille allait changer sa vie gr‰ce ˆ la gŽnŽrositŽ dÕune famille ŽplorŽe. Une amie de Diane, qui appartient ˆ lÕassociation Ē Babes in Broadcast Č, rendit visite ˆ Diane et ˆ Kenny ce matin fatidique pour les rŽconforter. Ils dŽcidrent de cŽlŽbrer la mŽmoire de Sandrine et organisrent une campagne de deux semaines pour souligner lÕimportance du don dÕorganes et de tissus. Cet ŽvŽnement, couronnŽ de succs, permit de recueillir plus de 350 000 $. Ce nՎtait que le dŽbut de lÕengagement passionnŽ qui tient toujours une place essentielle dans la vie de Diane. Ē Il me semble que cÕest ce que je dois faire. Si jÕarrtais de promouvoir le don dÕorganes et de tissus, jÕaurais lÕimpression de perdre Sandrine une seconde fois Č, explique-t-elle. Le 26 mai 2009 marquera le dixime anniversaire de la mort de Sandrine. Sa famille et ses amis se rŽuniront ˆ Ottawa pour cŽlŽbrer sa vie et les dons quÕelle a faits aux autres. Plusieurs des camarades qui Žtaient dans sa classe dix ans auparavant, se sont joints au Mur de Sandrine sur Facebook. Ils se souviennent dÕelle et de la diffŽrence quÕelle a faite dans de nombreuses vies. La veille de sa mort, Sandrine avait dŽclarŽ ˆ sa mre, enchantŽe, quÕelle Ē venait de vivre la plus belle journŽe de sa vie Č. Gr‰ce ˆ elle, plusieurs autres personnes ont dorŽnavant devant eux de nombreuses journŽes, de nombreux mois et de nombreuses annŽes qui leur auraient ŽtŽ refusŽs sans les dons que Sandrine leur avait faits. November 2004 issue of Reader's Digest ˆ votre tour... Arts CCanadian & World Studies vEnglish zGuidance & Career Education mHealth & Physical Education nScience M Social Sciences & HumanitiesB Cv z m n M CCanadian & World Studies vEnglish zGuidance & Career Education mHealth & Physical Education nScience M Social Sciences & HumanitiesB Cv z m n M Courriel/message Ė deux reprises, Kenny, le frre de Sandrine, a dž affronter une tragŽdie familiale. Imaginez ce quÕil a ressenti lorsquÕil a reu un coup de fil de sa mre et a dž revenir en toute h‰te chez lui, ˆ Ottawa, pour trouver sa soeur au seuil de la mort. Avec un partenaire, discutez de toutes les pensŽes qui ont dž lÕassaillir ˆ ce moment-lˆ. Ensuite, imaginez que vous tes Kenny et que vous adressez un message ˆ votre meilleur ami en lui expliquant vos peurs et vos sentiments lorsque vous allez arriver ˆ Ottawa et rejoindre votre mre au chevet de Sandrine. CrŽez une affiche/brochure La famille de Sandrine a organisŽ un ŽvŽnement pour cŽlŽbrer le dixime anniversaire de la mort de Sandrine et le don vie quÕelle a fait aux autres. En petit groupe et en utilisant ce que vous savez de son histoire, crŽez une affiche ou une brochure dÕinvitation ˆ cette cŽlŽbration et pour faire la promotion des dons dÕorganes et de tissus. Expliquez, en vous appuyant sur des constatations scientifiques, pourquoi Sandrine a pu tre un donneur et les raisons pour lesquelles sa famille a pensŽ que cՎtait une Ē dŽcision ŽclairŽe Č. Utilisez des illustrations et des graphiques afin de rendre votre affiche ou votre brochure persuasive et encourageante. BThe Arts CCanadian & World Studies vEnglish zGuidance & Career Education mHealth & Physical Education nScience M Social Sciences & HumanitiesB Cv z m n M BThe Arts CCanadian & World Studies vEnglish zGuidance & Career Education mHealth & Physical Education nScience M Social Sciences & HumanitiesB Cv z m n M BThe Arts CCanadian & World Studies vEnglish zGuidance & Career Education mHealth & Physical Education nScience M Social Sciences & HumanitiesB Cv z m n M ƒTUDES CANADIENNES ET MONDIALES vFRAN‚AIS ORIENTATION ET FORMATION AU CHEMINEMENT DE CARRIéRE .ƒDUCATION ARTISTIQUE .ƒDUCATION PHYSIQUE ET SANTƒ Sciences . SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES . v z . . aimer sa famille plus que soi-meme : LÕhistoire de la famille White Ē Bonjour et bienvenue. Je m'appelle Jaynel White. Lorsque j'ai prŽparŽ ce discours, j'avais 15 ans. J'Žtais en 10e annŽe au lycŽe Laurier, ˆ London, dans l'Ontario. Ė prŽsent, j'ai 18 ans. Č 10 Il y a deux ans, nous Žtions quatre dans ma famille. Il y avait ma mre, mon pre, mon frre et moi-mme. Pendant 15 ans, mon pre et ma mre se sont occupŽs de nous. Nous comptions lÕun sur lÕautre. Et mme si parfois j'Žtais f‰chŽe ou en colre, nous pouvions compter sur l'un l'autre. Pendant 15 ans, j'ai tout eu. En 2005, lÕhiver arriva comme ˆ chaque annŽe, mais cette fois-lˆ, rien ne put garder ma merveilleuse famille ˆ l'abri des vents violents de l'hiver. Cette saison changea nos vies pour toujours. Les statistiques montrent que tous les trois jours une personne meurt en attendant une transplantation d'organe. Aujourd'hui, je fais partie d'une famille de trois Š ma mre, mon frre et moi-mme. Et nous sommes une preuve vivante de ces statistiques. Durant les premires semaines du mois de dŽcembre, mon pre ne s'Žtait pas senti en bonne forme. Il se rendit ˆ l'h™pital, revint ˆ la maison puis il dut retourner ˆ l'h™pital. C'Žtait le premier signe nous indiquant que quelque chose n'allait vraiment pas. Il ne put revenir pour No‘l, et ce fut l'autre prŽsage d'un problme sŽrieux. MalgrŽ tout, nous Žtions tous ensemble. Nous pouvions rire et nous Žtreindre, rassurant mon pre que dans peu de temps il sortirait et reviendrait ˆ la maison. Une semaine se passa et quelques jours encore. L'h™pital tŽlŽphona ˆ ma mre puis elle demanda ˆ nous parler. Alors qu'elle parlait, j'avais l'impression de m'enfoncer de plus en plus dans une sorte de trou noir. Mes jambes tremblaient et ma tte tournait. Mon pre nŽcessitait une transplantation cardiaque. De nombreuses rŽflexions commencrent ˆ me traverser l'esprit... Que se passera-t-il s'il n'y a pas de coeur disponible? Et si on peut lui trouver un coeur, est-ce que son corps ne le rejettera pas? Ma plus grande peur toutefois Žtait d'imaginer que je pourrais peut-tre ne jamais danser avec mon pre le jour de mon mariage. Aprs avoir appris la nouvelle, je me tournai vers mon pre. Cette expression qu'il avait sur son visage ce jour lˆ, je ne l'oublierai jamais. Je pus lire le courage et la force et, plus important que cela, une forme d'espoir. La soeur a”nŽe de mon pre avait subit une transplantation cardiaque et elle s'en Žtait tirŽe. Je sais que nous pensions tous ˆ la mme chose. Ce souvenir qui nous revenait nous donna un sentiment de force pour tout le monde dans la famille. Nous Žtions confiants que tout se passerait bien. Les vacances touchrent ˆ leurs fins et chacun reprit ses activitŽs quotidiennes, ˆ l'Žcole comme au travail. Entre-temps, l'hiver s'Žtait rŽellement installŽ. C'est ˆ ce moment que les choses ont mal tournŽ. L'Žtat de mon pre empira et il dut tre emmenŽ par avion ˆ l'Institut de cardiologie de l'universitŽ d'Ottawa. Aprs avoir ŽtŽ ressuscitŽ trois fois ˆ London, cet envol Š suivi d'une opŽration immŽdiate Žtait le dernier recours. Les chirurgiens rŽussirent ˆ le maintenir en vie en implantant un dispositif d'assistance ventriculaire gauche. Tout comme son nom le suggre, ce dispositif aide ˆ soutenir le coeur en aidant avec l'action de pompage. Sans cet appareil, mon pre serait mort. Je serai toujours reconnaissante pour cette chance et ce temps supplŽmentaires qu'on lui a donnŽ. Aprs l'opŽration, on lui annona qu'il devait rester ˆ Ottawa jusqu'ˆ ce que le coeur d'un donneur soit disponible. L'attente et les inquiŽtudes s'installrent dans notre vie quotidienne. CՎtait difficile pour toute ma famille et nos amis, mais c'est mon frre, ma mre et moi qui avions le plus de mal. Mon pre devait rester seul ˆ Ottawa et nous devions le laisser lˆ. Mon frre et moi repr”mes le chemin de London. Il manquait quelque chose dans la maison et l'ambiance Žtait triste. Il nous fut possible de parler ˆ notre pre par tŽlŽphone, chaque soir. Nous lui disions ce qui s'Žtait passŽ dans la journŽe, ce ˆ quoi nous pensions et comment nous nous sentions par rapport ˆ diverses choses. Cette distance entre nous et lui ne nous empcha pas d'tre une famille. Lors de notre voyage suivant ˆ Ottawa, mon pre, si solide et si courageux, se mit ˆ pleurer alors que nous pŽnŽtrions sa chambre. Tout le monde se mit ˆ pleurer. Dans nos sanglots mlŽs d'Žtreintes et de baisers, nous lui disions combien c'Žtait bon de le voir. Ė l'h™pital, nous avions amenŽ quelques bonnes choses ˆ manger et des jeux. Nous avons regardŽ la tŽlŽ, partagŽ un souper et mme si l'h™pital Žtait le dernier endroit o nous aurions voulu tre, nous Žtions toujours ensemble en famille et c'est a qui comptait. Le jour o nous avons dž quitter l'h™pital ˆ Ottawa fut trs difficile. Une fois de plus, nous pleurions, mais ce n'Žtait pas des larmes de joie. Nos larmes Žtaient remplies d'une tristesse profonde. Pendant ce temps o nous nous sommes Žtreints et embrassŽs, les yeux de mon pre laissaient toujours briller sa force. De retour ˆ la maison, ˆ London, je ne pouvais pas dormir. Je ressentais une absence et par-dessus tout, je me sentais dŽprimŽe. Mon pre ne manquait plus que jamais. C'Žtait si difficile de le voir puis d'avoir ˆ le quitter. Je priais ˆ quiconque Žcoutait, en demandant de lui ramener la vie comme avant, la vie qu'il mŽritait. Deux semaines plus tard, mes prires furent exaucŽes. Les nouvelles que nous attendions arrivrent : un coeur Žtait disponible et ˆ l'h™pital, ils vŽrifiaient qu'il Žtait compatible avec mon pre. Je sentais que les rves de ma famille devenaient rŽalitŽ. Je tŽlŽphonai ˆ ma mre et sa voix laissait transpara”tre l'espoir et la joie. C'est le premier jour o je parvins ˆ esquisser un vrai sourire pour moi-mme et pour les autres depuis la premire admission de mon pre ˆ l'h™pital. Mais les premires exaltations prirent le gožt d'une attente anxieuse. Les minutes devinrent des heures et mme plus que des heures. Dans notre coeur et dans notre esprit, nous savions, sans que personne n'ait eu besoin de nous le dire, que ce coeur n'Žtait pas le bon pour mon pre. Cette nuit-lˆ, je pleurai abondamment. Je pleurai pour ma mre. Je pleurai pour mon frre, mais plus que tout, je pleurai pour mon pre, parce qu'au tŽlŽphone, je pouvais l'entendre pleurer. C'Žtait une grande douleur intŽrieure pour moi. Une semaine plus tard, nous f”mes le voyage ˆ Ottawa pour l'anniversaire de ma mre. MalgrŽ notre dŽception pour ce coeur qui n'Žtait pas le bon pour mon pre, le sourire que celui-ci afficha sur son visage nous remplit de joie. On nous annona qu'il y avait eu un autre coeur potentiel, mais que ce dernier n'avait pas passŽ la barre de la prŽparation prŽliminaire. Alors, je me mis ˆ chanter mon propre refrain Ē La troisime fois sera la bonne Č. Puis les vacances de mars arrivrent. Nous pr”mes la route d'Ottawa au plus vite pour rendre visite ˆ mon pre. Nous pžmes jouer aux cartes ensemble, regarder des films, parler de sport, plaisanter et manger ensemble. C'Žtait dr™le. J'avais l'impression de lui faire sentir que c'Žtait comme ˆ la maison encore ; il Žtait content. Lors de notre dernire nuit, nous sommes allŽs au match des SŽnateurs d'Ottawa. Nous avons passŽ un coup de fil ˆ notre pre ˆ l'h™pital pour lui faire savoir que les SŽnateurs avait comptŽ le but gagnant sept secondes avant la fin du match. Il Žtait fou de joie. Je ne le savais pas ce moment-lˆ, mais ces minutes prŽcieuses au tŽlŽphone avec mon pre furent les dernires pour me permettre d'entendre sa voix. Mon univers tout entier Žtait prt ˆ s'effondrer, sur moi et sur ma famille bien-aimŽe. Le 15 mars, un coup de tŽlŽphone nous rŽveilla. C'Žtait le personnel de l'h™pital qui demandait ˆ ma mre de s'y rendre. Je dus attendre et attendre avec mon frre, attendre et encore attendre... Quatre heures passrent. Ma mre revint ˆ l'h™tel. Son visage Žtait p‰le ; son corps Žtait tendu. Elle arrivait ˆ peine ˆ parler. Je n'oublierai jamais ce qu'elle me dit. T™t le matin, mon pre fut pris d'une attaque sŽrieuse qui causa une importante hŽmorragie au cerveau. Les cellules de son cerveau Žtaient dŽtruites et la pression interne poussait fort sur le tronc cŽrŽbral. Les mŽdecins ne pouvaient rien faire. Mon pre Žtait en train de mourir. J'Žtais paralysŽe. L'information ne m'atteint pas vraiment au dŽpart. Puis tout commena ˆ inonder mon esprit. Mon pre ne pourrait pas tre prŽsent ˆ mon bal de fin d'annŽe ou lorsque je recevrais mon dipl™me dՎcole secondaire. Il ne serait plus lˆ pour mes anniversaires ou pour No‘l. Ce qui me fit le plus mal, c'est qu'il ne serait pas lˆ pour me tenir le bras en entrant dans l'Žglise ou pour me faire danser, le jour de mon mariage. Mon rve se brisait en Žclats. Ma mre me demanda si je voulais voir mon pre une dernire fois. Je lui dis que oui. Le trajet de deux minutes pour aller jusqu'ˆ l'h™pital sembla durer des heures. Ė notre arrivŽe, en allant vers sa chambre, je me sentais comme pŽtrifiŽe sur le sol de l'h™pital. Voilˆ, je me trouvai face ˆ face avec mon pre. Mon pre, si solide et si courageux, Žtait reliŽ ˆ des tubes, tout ˆ fait inconscient. Cette image me hantera ˆ jamais. Il Žtait sans vie, si maigre. Ce n'Žtait pas mon pre. Ma mre quitta la chambre et cela me donna une chance de lui parler. On dit que les personnes qui sont inconscientes peuvent parfois vous entendre lorsque vous leur parlez. Je lui dis combien j'Žtais fire qu'il soit mon pre et combien nous l'aimions plus que tout et qu'il serait toujours mon pre et que je serais toujours sa fille chŽrie. Avant de quitter la chambre, je lui fis une promesse : Ē Un jour, nous nous retrouverons et ce jour-lˆ, nous partagerons enfin cette danse, pre et fille. Č Cette nuit-lˆ fut la plus longue nuit de ma vie. J'Žtais arrivŽe ˆ l'h™pital ˆ midi et y restai jusquՈ sept heures. Lorsque la famille fut toute rŽunie, ma mre demanda si mon pre pouvait tre donneur d'organes. Elle savait qu'il le souhaitait si quelque chose devait lui arriver. Nous Žtions tous d'accord. Mes grands-parents et d'autres membres de la famille attendirent ˆ l'h™pital jusqu'ˆ ce l'on dŽbranche le respirateur artificiel de mon pre. Ė deux heures du matin, le 16 mars, ma mre nous tŽlŽphona pour nous faire savoir : Ē Nous lui faisons nos derniers adieux. Č Mon pre Žtait mort. Tout ce que je pus faire c'est Žmettre un son ŽtouffŽ. Ma mre comprit ma voix brisŽe. Je ne pus jamais vraiment rŽussir ˆ dormir cette nuit-lˆ. Aucun de nous n'y parvint. Je savais que tous, mais plus particulirement ma mre, nous avions perdu une partie de nous-mmes. Je pleurai pendant presque toute la nuit, tenant la photo de mon pre prs de moi. Quelques semaines aprs le dŽcs de mon pre, les nouvelles qu'on nous communiqua transformrent notre existence. Les organes de mon pre aidaient immŽdiatement six personnes et il pouvait, en fin de compte, aider jusqu'ˆ 15 personnes. Notre famille est en deuil aujourd'hui mais d'autres se rŽjouissent et ftent l'annonce d'un organe disponible, une nouvelle vie pour quelqu'un de leur famille. La possibilitŽ d'un grand bonheur pour une personne que nous ne connaissions pas Žtait offerte, gr‰ce ˆ mon pre. 12 Tout au long de ma vie, mon pre a toujours reprŽsentŽ plus qu'un pre. Il Žtait mon entra”neur, mon mentor et mon ami. Je n'oublierai jamais le courage qu'il nous a montrŽ alors qu'il essayait de se battre dans un univers entre la vie et la mort. Mon pre est mon hŽros. Mes mots ne peuvent traduire comme je suis fire d'tre la fille de Dave White. Aujourd'hui, je vous Žcris ˆ vous en tant qu'Žlve, en tant qu'adolescente, amie et fille de mon pre. Mon pre m'a tant appris dans la vie. Il a montrŽ ˆ ceux qu'il aimait combien la vie Žtait prŽcieuse et il a prouvŽ que l'on ne peut jamais croire tout avoir pour de bon. Il aimait ma mre plus que n'importe qui et il nous aimait, mon frre et moi, plus que sa propre vie. Si je vous envoie ce message aujourd'hui, c'est pour vous demander de dire aux gens que vous aimez que vous les aimez. Faites ce que vous pensez tre juste et n'abandonnez jamais. Mon pre n'a jamais abandonnŽ. Aujourd'hui, je vous demande de parler avec votre famille et de lui communiquer vos souhaits avant que n'arrive l'heure o vous ne serez plus de ce monde. Parlez avec votre famille du don d'organes. En signant votre carte de donneur, vous pouvez donner vie ˆ quelqu'un qui a trs peu d'espoir. En signant votre carte, vous pouvez aider quelqu'un qui perd courage ˆ retrouver l'espoir. Mon pre avait ŽvoquŽ ses souhaits ˆ sa famille et gr‰ce ˆ cela, des personnes que nous ne connaissons pas ont pu partager deux ans de plus avec les leurs. Aujourd'hui, vous pouvez choisir de faire une diffŽrence. Choisissez de prendre l'initiative. Choisissez d'tre un hŽros. En partageant mon histoire avec vous, je vous pose une simple question : Ē Pouvez-vous donner la vie? Č La rŽponse est tout aussi simple : Ē Oui. Č Les organes de mon pre aidaient immŽdiatement six personnes et il pouvait en fin de compte aider jusquՈ 15 personnes. 14 14 Susan Morrison est bŽnŽvole pour le RŽseau Trillium pour le don de vie et elle est membre du conseil du groupe Sarnia Organ Donor Awareness (SODA). Lorsqu'elle Žvoque ˆ une famille la possibilitŽ du don d'organes, elle n'entame jamais la discussion par le dŽcs de son mari : Ē Je ne suis pas ici pour parler de la mort. Je suis ici pour parler de la vie. Č Et c'est ce qu'elle fait. Ē En 1983, ˆ l'‰ge de 15 ans, je fus prŽsentŽe ˆ un garon de 18 ans du nom de William Dale Morrison. Mon petit ami de cette Žpoque me prŽsenta Bill qui Žtait si maigre que son pantalon descendait sur ses hanches. Il portait un pull en velours et un pantalon en velours c™telŽ. Il essayait dŽsespŽrŽment et sans succs de se laisser pousser la moustache. Bill pensait que j'Žtais jolie, moi, Susan May Kitchenmaster. Nous Žtions bons amis et aprs quelques mois, Bill me donna un oeillet blanc, bordŽ de bleu ciel. S'il l'avait subtilisŽ au restaurant o il travaillait, l'oeillet devint notre fleur ˆ nous. J'Žtais en 11e annŽe et lui, il Žtait en 13e annŽe. Nous Žtions insŽparables. L'annŽe qui suivit, Bill me demanda en mariage. Mme si nous nous sommes dŽclarŽs nos intentions quand je n'avais que 16, nous nous sommes fiancŽs quatre ans avant de nous marier. Notre mariage a eu lieu le 14 mai 1988. Et nous avons attendu cinq ans pour fonder une famille. J'appris que j'attendais un bŽbŽ le jour de Saint-Valentin et pour fter cela, nous avons mangŽ de la cuisine chinoise et j'ai fait moi-mme des beignets chinois (le message ˆ l'intŽrieur annonait la bonne nouvelle) avec des oeillets blancs avec une touche de bleu ciel. Notre fils, William David Alexander, est nŽ en 1995, puis est venue Victoria May en 1997. Mes enfants n'Žtaient que des petits miracles. Nous avions une famille parfaite. La carte postale ˆ l'image de notre vie fut toutefois ŽbranlŽe en 1998. Bill fut transportŽ d'urgence ˆ l'h™pital, en plein arrt cardiaque. Il fut mis sous ventilateur, inconscient, mais je sais qu'il pouvait entendre parce que les battements de son coeur s'accŽlŽraient lorsque je parlais. Une infirmire de l'Žtage remarqua que les pupilles de Bill n'Žtaient pas dilatŽes de manire identique, un souci sŽrieux, signe d'un oedme au cerveau. Une scanographie rŽvŽla que le cerveau de Bill saignait. Pendant que je contactai ses parents, le mŽdecin vint me voir. Il m'annona que Bill avait eu une hŽmorragie sous-arachno•dienne (un saignement spontanŽ de la membrane qui entoure le cerveau) et qu'il montrait des signes de mort neurologique. Les pronostics laissaient entendre peu d'espoir. La perspective de faire un don d'organes et de tissus ne m'Žtait pas venue ˆ l'idŽe. Toutefois, lorsque le mŽdecin en mentionna la possibilitŽ, il me sembla que c'Žtait la juste chose ˆ faire. Les parents de Bill et moi-mme accept‰mes de donner ses organes dans le cas o une dŽclaration de mort neurologique Žtait Žtablie. D'autres examens qui suivirent rŽvŽlrent son dŽcs. L'Žquipe de transplantations a pu rŽcupŽrer son coeur, ses poumons, son foie, ses reins, ses cornŽes et ses os. Le jour de l'enterrement de mon mari, le personnel de la Eye Bank de Toronto me tŽlŽphona pour me faire savoir qu'il y avait potentiellement deux receveurs pour Le voyage de Susan Morrison-Weir, entre la perte, le deuil et un nouvel amour avec l'espoir en plus les cornŽes de Bill. J'Žtais exaltŽe. Je passai la matinŽe ˆ cŽlŽbrer la vie de mon Žpoux. Et j'avais ˆ prŽsent une raison supplŽmentaire de me rŽjouir : une vie meilleure pour quelqu'un d'autre. Mon Žpoux Žtait parti mais je ressentais une immense joie de savoir que d'autres personnes bŽnŽficieraient de son dŽpart. Cela donnait finalement un sens au dŽcs de Bill que, jusqu'alors, je trouvais inutile. J'ai reu deux lettres des receveurs. Elles me sont prŽcieuses parce que je sais que lorsque mes enfants les liront, ils seront fiers de leur pre dans la vie et dans la mort. Ma vie a radicalement changŽ depuis le dŽcs de mon mari. J'ai toujours du chagrin pour mon meilleur ami, mon Žpoux et le pre de mes enfants. J'ai connu les Žpreuves de la vie de mre cŽlibataire avec deux jeunes enfants qui ne comprenaient pas pourquoi leur pre n'Žtait plus avec nous. Mme si j'avais emmenŽ mes enfants voir leur pre ˆ la maison funŽraire, ils Žtaient trop jeunes pour savoir ce que cela signifiait. Ils ont vu leur pre dans le cercueil ouvert et se sont dit qu'il rentrerait ˆ la maison. Mais cela n'a pas ŽtŽ le cas. Comment expliquez-vous la mort ˆ deux enfants qui n'ont mme pas trois ans? Il n'y avait pas de mots pour l'expliquer, mme pour moi. Les annŽes qui suivirent furent difficiles. Aprs une journŽe de travail dans le bureau d'un expert en assurances, cela n'Žtait pas facile de revenir ˆ la maison et de commencer un second travail en solitaire. Lˆ o j'Žprouvais des difficultŽs plus particulirement, c'est que tout, jusqu'ˆ ce que nous mangions, changea. Mon mari Žtait du genre ˆ aimer la viande et les pommes de terre. Les enfants voulaient de la nourriture pour leur ‰ge et moi je voulais juste m'asseoir devant une assiette avec n'importe quel repas, en compagnie de mon Žpoux. Au lieu de cela, je fixais mes yeux sur une chaise vide. Certains jours, les incidents insignifiants me dŽrangeaient. Ė No‘l, nous envoyions toujours des cartes. Chacun avait sa faon particulire de signer les cartes de la famille, mais aprs le dŽcs de Bill, je ne savais pas o placer nos noms. Cela peut para”tre insignifiant, mais le simple fait de voir l'espace o son nom aurait normalement ŽtŽ dŽposŽ, je ressentais son absence de manire encore plus poignante. La vie continue, et ce, parfois de faon mystŽrieuse. Mes voisins d'en face avaient un neveu, un homme avec qui j'avais travaillŽ quand j'Žtais adolescente. CŽlibataire et sans enfant, Andy Žtait trs affectŽ par le deuil que notre famille avait vŽcu. Andy vint ˆ la maison pour m'aider et pour rŽparer des petites choses par-ci par-lˆ. Parfois, je prŽparais un souper en guise de remerciement. Andy fut patient pour me faire part de ses sentiments romantiques et une relation commena ˆ s'Žtablir entre nous. Andy nՎtait pas une nouvelle connaissance. Je connaissais dŽjˆ Andy depuis longtemps. Je ne sais pas sÕil savait o il mettait les pieds, mais ˆ prŽsent je m'appelle Sue Morrison-Weir. Nous sommes mariŽs depuis quatre ans et nous sommes heureux. Les enfants ont tous les deux acceptŽ Andy ; ils disent qu'ils ont deux papas : Bill qui est au paradis et Andy qui vit avec nous. Les enfants sont satisfaits : Alexander fait partie des cadets de la marine et Victoria aime faire des spectacles ˆ l'Žcole et ˆ l'Žglise et elle participe rŽgulirement aux activitŽs des GEMS, un groupe de jeunes chrŽtiennes qui dŽcorent leurs uniformes d'Žcussons gagnŽs suite ˆ divers accomplissements. Tous les deux travaillent trs bien ˆ l'Žcole. Bien sžr, on ne se remet jamais vraiment de la perte d'un Žpoux. J'avais ŽtŽ avec Bill depuis l'adolescence. Il n'y avait pas d'univers qu'il n'avait pas habitŽ. Ė sa mort, il me semblait que je ne savais pas qui j'Žtais ni l'endroit auquel j'appartenais. Il y avait un grand espace vide dans ma vie. Chacun des petits aspects de ma vie changea. Je devais crŽer un univers tout neuf, ce que je fis. Ė prŽsent, la mŽlancolie refait surface ˆ certains moments. J'essaie de partager et de mettre l'accent sur de merveilleux souvenirs avec nos enfants et de garder Bill vivant dans notre coeur et dans notre esprit. Je dois dire que je continue d'tre attristŽe par le nombre trs faible de dons d'organes et de tissus dans l'Ontario et dans tout le Canada. Nous disposons des meilleurs mŽdecins et de la meilleure technologie mŽdicale au monde et malgrŽ cela, nous manquons de donneurs. C'est en votre pouvoir de changer les statistiques. Vous pouvez faire une rŽelle diffŽrence. Parlez avec vos parents au souper. Faites-leur savoir que vous avez appris des choses concernant le don d'organes et de tissus. Le fait que votre famille comprenne les options et le fait de choisir d'tre donneur peut sauver de nombreuses vies et amŽliorer la vie d'un nombre incroyable de personnes. J'ai lu une fois que l'on ne devrait pas pleurer lorsque le soleil ne brille pas parce que les larmes nous empcheront de voir les Žtoiles. Certains jours je pleure, mais je peux toujours voir mes Žtoiles : nos enfants magnifiques et les merveilleux souvenirs des moments que j'ai passŽs avec Bill. Gr‰ce ˆ la vie puis ˆ la mort de mon premier Žpoux, d'autres personnes ont reu une seconde chance ˆ la vie. Lors des jours les plus difficiles, ce sont ces Žtoiles qui brillent pour moi.Č 16 17 La plupart des parents sont fiers de leurs enfants et on sait quÕils peuvent facilement vanter un peu leurs vertus. Emile Therien, le pre de Sarah Beth, ne fait pas exception ˆ la rgle. Il ne peut sÕempcher de parler de sa fille aimŽe en ces termes : Ē Elle est tellement pŽtillante de vie. Non seulement cÕest ma fille merveilleuse, mais cÕest aussi une soeur, une tante, une cousine, une nice, une petite-fille, une confidente pour beaucoup de gens. Č Bien sžr, Emile nÕoublie pas son fils, Chris, qui vit dans lՃtat du New Jersey, joueur de hockey de lՎquipe des Flyers de Philadelphia qui a maintenant pris sa retraite. Il plaisante mme parfois disant quÕavec Beth, son Žpouse, ils nÕauraient pas dž sÕarrter aprs deux enfants et quÕils auraient dž en avoir dÕautres et sans doute aller jusquՈ cinq. Toutefois, Therien porte son attention sur la jeune femme qui est dŽcŽdŽe, sa fille ‰gŽe de 32 ans. Rien ne laissait prŽsager des troubles mŽdicaux quelconques pour Sarah Beth. Elle Žtait en santŽ, active, toujours en mouvement. Il nÕy avait pas de signes ou de sympt™mes de quelque maladie que ce soit. Puis, sans que personne ne sÕy attende, Sarah Beth eut un arrt cardiaque. Sarah Beth fut amenŽe dÕurgence ˆ lÕh™pital gŽnŽral dÕOttawa et, pendant presque toute une semaine, les mŽdecins et les infirmires du service de soins intensifs eurent de la difficultŽ ˆ tirer Sarah Beth de son Žtat comateux. Rien ne semblait marcher. Finalement, les mŽdecins envisagrent avec la famille dÕinterrompre le maintien des fonctions vitales. CÕest ˆ ce moment-lˆ que se brise la voix dÕEmile Therien et que sa respiration devient difficile. Il se rappelle cette semaine si sarah beth devait mourir, nous sommes rŽconfortŽs quÕil en ait ŽtŽ ainsi : lÕhistoire de Sarah Beth Therien 18 affreuse o il est restŽ aux c™tŽs de Sarah Beth avec son Žpouse et son fils, priant incessamment pour quÕelle rŽcupre, lui parlant, lui disant combien il lÕaimait. Les Therien savaient que les personnes qui semblent inconscientes entendent souvent ce quÕon leur dit et ils voulaient tous que Sarah Beth sachent quÕils Žtaient lˆ ˆ lÕencourager. Aprs une petite pause, Therien partage la co•ncidence vraisemblablement peu probable qui survint quelques jours avant le dŽcs de sa fille. Ē Sarah Beth prit quelque chose de son sac, alors que tout le monde sÕapprtait ˆ sortir ensemble. Elle sÕinterrompit, regarda son permis de conduire elle ajouta : ŅAu fait, je voulais juste vous dire... que sÕil mÕarrivait quelque chose, ceci prŽcise (elle pointait sa carte de donneur) quelle serait ma volontŽ.Ó Č Emile et Beth sont toujours aussi ŽtonnŽs en 2008 que le jour o Sarah Beth leur exprima ses souhaits, en 2006, surpris quÕune conversation ˆ propos du don dÕorganes surgisse de nulle part, si peu de temps avant sa mort. Ė ce moment-lˆ, ni Emile ni Beth nÕeurent dÕarrire-pensŽes au sujet du commentaire fait. Mais lˆ, dans le service de soins intensifs, les souhaits de Sarah Beth firent surface. Les Therien devaient devenir une famille de donneurs. Si le Conseil canadien pour le don et la transplantation avait bien approuvŽ le don aprs une mort cardiaque en septembre 2005, lՎquipe de soins de santŽ fut tout dÕabord un peu rŽticente ; personne au Canada nÕavait effectuŽ de rŽcupŽration dÕorganes aprs un dŽcs cardiaque ces derniers temps. Emile Therien nÕest pas un homme que lÕon peut contredire : Ē Je ne suis pas ici, Č dit-il clairement, Ē juste pour faire belle figure. Č Mme sÕil rit de lui en parlant de son look de jeune homme, ce jour lˆ il Žtait trs dŽterminŽ ˆ accomplir sa mission : il Žtait dŽterminŽ ˆ respecter la dŽcision de sa fille dՐtre donneuse dÕorganes. Sans entrer dans les dŽtails, Therien affirme quÕil a dž tre Ē un peu agressif Č pour faire bouger les choses. Finalement, lÕh™pital accepta. Therien admet que ce fut un moment trs tendu lorsque Dr Joe Pagliarello et son Žquipe du service de soins intensifs Žtaient prŽsents au chevet de Sarah Beth et confirmrent lÕarrt cardiaque. CÕest seulement alors que lՎquipe menŽe par le Dr John Mahoney, prŽleva les organes de sa fille pour les donner ˆ des patients en attente. Toutefois, lorsque lÕon annona que tout sՎtait bien passŽ et que les transplantations avaient rŽussi, Ē ce furent des pleurs de joie Č. Nous nous sommes sentis si heureux. Nous avons remerciŽ Sarah Beth ; nous avons remerciŽ Dieu et nous avons remerciŽ lՎquipe de transplantations dÕorganes. On nous annona immŽdiatement que ses reins avaient ŽtŽ donnŽs ˆ deux patients qui sont toujours en vie aujourdÕhui. Č Au coeur de moments trs Žprouvants et tragiques dans la vie de la famille Therien, les deux parents se consolent de savoir que plusieurs autres vies ont ŽtŽ sauvŽes gr‰ce ˆ la gŽnŽrositŽ de Sarah Beth. LÕexpŽrience dÕEmile et de Beth avec le RŽseau Trillium pour le don de vie a ŽtŽ, dans leurs propres mots, Ē une relation trs forte et trs riche. Č AujourdÕhui, Emile Therien est un bŽnŽvole trs actif pour le RŽseau Trillium pour le don de vie. Il sait combien il est difficile de faire le deuil de la perte dÕun membre cher de la famille et de prendre une dŽcision relativement rapide concernant un don dÕorganes. Il se rappelle Žgalement que sa famille devait avoir lÕassurance que le retrait du maintien des fonctions vitales Žtait appropriŽ et quÕun don dÕorganes nÕenfreindrait pas leur foi chrŽtienne, une foi qui influence et guide leur vie : Ē Nous savons que Sarah Beth se trouve entre les mains de Dieu. Č Ce qui dŽrange Therien est que les Canadiens semblent avoir une vision trs limitŽe du don dÕorganes et de tissus : Ē Peu de gens sont bien informŽs concernant le processus de devenir donneur dÕorganes et nombreux sont ceux qui ne se sentent tout simplement pas ˆ lÕaise pour discuter du problme avec leur famille et leurs amis. Č Les gens assument quÕil suffit de signer leur permis de conduire ou une carte de donneur. Il est Žgalement trs important que les familles soient averties de la dŽcision dÕune personne de faire un don. Sans aucun doute, il est critique de former et de sensibiliser le public. Le besoin de donneurs est important. Les porte-parole et la communautŽ mŽdicale peuvent aider, mais tous les Canadiens doivent prendre leur b‰ton de plerin pour cette cause de santŽ publique trs importante. Je sais que les adolescents ne croient pas en la mortalitŽ mais, ˆ la fin du voyage, nous mourons tous. Il est donc important quÕils deviennent donneurs dÕorganes si la situation se prŽsentait. Ils peuvent sauver la vie dÕautres gens. Le don dÕorganes et de tissus est vraiment le cadeau de la vie. Č Le don dÕorganes et de tissus est vraiment le cadeau de la vie. Dr Joe Pagliarello 20 20 Manuel et Cecilia Castillo sont enthousiastes ˆ lÕidŽe de partager la plus grande passion de leur fils adolescent, Manny. Ē Il adorait le sport, particulirement le football et le rugby ; ces deux sports reprŽsentaient tout pour lui. Č En mai 2007, Manny jouaient dans un match de rugby junior ˆ son Žcole, Lorne Park, ˆ Mississauga. Pendant le match, Manny subit plusieurs blessures sŽvres ˆ la tte. EmmenŽ immŽdiatement dÕurgence au Toronto Sick ChildrenÕs Hospital, les mŽdecins ne purent toutefois pas lui sauver la vie. Le fils extrmement talentueux et populaire, le bien-aimŽ fils de la famille Castillo, sՎteignit. Les parents de Manny Žtaient dŽvastŽs. La vie dÕadulte de leurs fils nÕaurait jamais lieu. Tout Žtait fini. Cecilia, la mre du dŽfunt, proposa spontanŽment le coeur de Manny pour le transplanter sur une autre personne qui en avait besoin. Personne nÕavait approchŽ la famille ou nÕavait suggŽrŽ un don dÕorganes. Il fallut moins de cinq minutes ˆ Cecilia pour faire son offre. Pour elle, le coeur est lÕorgane le plus important. CÕest le centre du corps et comme elle dit : Ē JÕaimais mon fils avec tout mon coeur. Č Il sÕagissait dÕun choix Žmotionnel logique puisque, selon elle, le coeur de Manny faisait de son fils quelquÕun dÕunique. Le mŽdecin traitant suggŽra ˆ Cecilia et ˆ son mari de discuter leur dŽcision avec une personne du RŽseau Trillium pour le don de vie. Ē Ils nÕont mis aucune pression sur nous. Nous pouvions choisir librement. Si nous dŽcidions de refuser, notre choix serait respectŽ. Aprs y avoir bien rŽflŽchi, nous avons dŽcidŽ de donner tous les organes de Manny. Ils ont pris son foie, son coeur, ses deux reins, son pancrŽas et ses poumons. Č Les noms des familles de donneurs dÕorganes ne sont pas rŽvŽlŽs et les receveurs peuvent Žcrire des lettres au RŽseau Trillium pour le don de vie ou envoyer des cartes qui sont remises anonymement aux familles des donneurs. Les Castillos savent que la vie de cinq personnes a ŽtŽ transformŽe gr‰ce ˆ leur gŽnŽrositŽ. Ils ont reu du courrier de quatre des receveurs et il semble que tous soient encore en vie aprs leur transplantation. Il suffit de parler avec M. Castillo pour comprendre que le dŽcs de son fils reste une blessure ouverte. Il dit que sa femme, Cecilia, est rŽconfortŽe de Ē savoir que son fils vit toujours, dans le corps dÕautres personnes. Elle se contente de cela. Č Manuel et Cecilia se dŽclarent ˆ lÕaise avec lÕhŽritage que leur fils a laissŽ ˆ dÕautres aprs sa mort et avec son don dÕorganes. Ē Manny nÕa pas la chance de choisir la vie quÕil souhaitait mais ˆ prŽsent, tous ses amis et camarades dՎcole ont cette possibilitŽ de choisir ce quÕils veulent faire dans lÕavenir. Č Nous espŽrons quÕils feront tous des choix judicieux dans leur vie en marchant dans les traces de Manny qui leur a laissŽ cet hŽritage. Nous savons quÕaprs la mort de Manny, plusieurs dÕentre eux ont signŽ leur carte de donneur et il est bon de savoir que si des jeunes sont inspirŽs pour signer leur carte de donneur et partager leur souhait de don dÕorganes avec leur famille, ils peuvent montrer lÕexemple ˆ leurs parents et encourager dÕautres adultes ˆ faire de mme. Č Au RŽseau Trillium pour le don de vie, le personnel parle du don de vie. Ė un certain stade dans leur vie, lorsque leur bien le plus prŽcieux leur a ŽtŽ enlevŽ, les Castillos ont quand mme rŽussi ˆ trouver ce cadeau au fond de leur coeur pour en faire don ˆ des personnes quÕils ne connaissaient pas. Sans lՎnoncer directement, il est clair que M. Castillo espre que tout le monde se portera donneur pour que dÕautres vies puissent aussi tre sauvŽes. Aucun amour ne peut tre plus grand : des parents immortalisent leur fils en faisant le don de vie ˆ plusieurs familles en attente dÕun don dÕorganes A. ƒcriture au journal Imaginez que vous tes lÕun des parents de Jason Edwards ou mettez-vous dans la peau de Jaynel White. RŽdigez un paragraphe dans votre journal qui dŽcrit ce que vous avez ressenti et ce que vous avez pris en compte lorsque vous avez dŽcidŽ de donner les organes et les tissus de Jason ou de Dave. Discutez de ce que vous avez Žcrit avec un autre Žlve qui a rŽdigŽ un paragraphe au sujet de la mme famille. B. ActivitŽs Ē QuÕen serait-il si? Č Vous avez lu les rŽcits de familles qui, pendant les heures les plus sombres de leur vie, ont pris la dŽcision de donner les organes et les tissus des tres qui leur Žtaient chers pour que dÕautres puissent tre sauvŽs. Dans le cas de la famille de Jaynel White, ils ont pris la dŽcision de donner les organes de Dave mme au moment de sa mort lorsquÕil attendait lui-mme une transplantation qui aurait pu lui sauver la vie. Leur propre chagrin et leurs propres frustrations nÕont pas eu raison de leur dŽcision de donner ˆ dÕautres ce que Dave lui-mme nÕavait pu recevoir. Jason avait signŽ sa carte de donneur, mais il nÕavait pas informŽ sa famille de sa dŽcision. Comme vous lÕavez lu, les membres de la famille sont ceux qui, en fin de compte, donnent leur consentement pour donner les organes de la personne qui leur est chre et cette dŽcision est facilitŽe sÕils savent que cÕest ce que lՐtre aimŽ aurait souhaitŽ. Apportez des rŽponses aux scŽnarios suivants puis vŽrifiez avec votre famille ˆ la maison pour voir si vos hypothses sont correctes. „ Si les membres de votre famille devaient dŽcider de donner, ou non, vos organes et vos tissus, quelle dŽcision prendraient-ils? Est-ce que leur dŽcision correspondrait ˆ vos souhaits de dons? „ Si lÕon vous demandait de consentir ˆ donner les organes et les tissus dÕun parent, que dŽcideriez-vous? Savez-vous quels sont les souhaits de vos parents? Pensez ˆ dÕautres membres de votre famille proche. Connaissez-vous leurs souhaits? RŽdigez un exposŽ pour expliquer pourquoi il est si important que les personnes discutent de leurs souhaits de dons avec leur famille. C. CrŽer une affiche Bill Morrison avait une vie riche et bien remplie. Non seulement il a crŽŽ une relation solide avec sa femme, Susan, mais il a Žgalement eu deux enfants, Alexander et Victoria. La mort de Bill a crŽŽ plus de vie encore pour les personnes qui ont reu ses organes et ses tissus. Susan a pris le chemin de la guŽrison lorsquÕelle a su que deux personnes aveugles pouvaient voir gr‰ce ˆ sa dŽcision de se dŽclarer comme famille de donneur. ˆ votre tourÉ Studies vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . 22 22 Ė prŽsent, dans son travail de porte-parole pour encourager le don dÕorganes, Susan participe ˆ un concours qui se tient au printemps de chaque annŽe ˆ Sarnia. Au dŽbut de lÕautomne, les Žlves de lՎcole doivent prŽparer un projet artistique mettant en scne un don dÕorganes et de tissus. Ils peuvent utiliser de la peinture ˆ lÕhuile, des stylos et des crayons de couleur, des craies dÕart et des marqueurs. Le jury composŽ de professeurs dÕart et dÕartistes locaux choisit les gagnants. Une somme dÕargent est remise ˆ la personne qui lance lÕappel visuel le plus convaincant pour le don dÕorganes. Parfois, les concurrents ajoutent du texte sur leurs affiches : don dÕorganes. Parlez-en ou bien parlez du don de vie. Passez le mot. LՎtape suivante consiste ˆ rŽutiliser les oeuvres dÕart pour en faire des napperons qui sont distribuŽs et utilisŽs dans tous les restaurants du comtŽ de Lambton chaque annŽe au mois dÕavril. Chaque fois que quelquÕun sÕinstalle ˆ table pour un repas, il est invitŽ ˆ devenir donneur. CÕest une bonne initiative. Il vous est possible de lancer la mme campagne de don dÕorganes dans votre communautŽ, en utilisant le titre de cet outil de formation Ē Une vie, plusieurs dons Č pour vos documents de promotion. Demandez aux restaurants locaux dÕutiliser les napperons que vous crŽez pendant un ou deux mois. Si vous obtenez leur accord, discutez avec les professeurs dÕart de votre Žcole pour envisager dÕen faire un projet dՎcole. Vous pouvez Žgalement rŽaliser le projet individuellement, car il nÕest pas absolument nŽcessaire que le projet soit menŽ pendant le cours de dessin. Vous pouvez passer du temps sur ce projet en bŽnŽvole dans le cadre du service ˆ la communautŽ. D. ƒcrire un slogan Pensez ˆ un slogan, une expression ou un encouragement qui pourrait tre placŽ sur une Žpinglette pour promouvoir le don dÕorganes. En ayant les consentements et permissions nŽcessaires, vous pouvez vendre ces Žpinglettes sur la base du recouvrement des cožts engagŽs, dans la cafŽtŽria de lՎcole, dans votre centre commercial local ou dans des endroits hautement frŽquentŽs o tout le monde aime se retrouver. Votre but nÕest pas de faire un profit ; vous aidez ˆ faire passer le mot que chacun peut faire une diffŽrence et contribuer ˆ augmenter le nombre dÕorganes disponibles pour des patients sur liste dÕattente dans toute la province. Si vous faites du profit, donnez les fonds ˆ une organisation dŽvouŽe ˆ la santŽ des organes et des tissus, comme la Fondation canadienne du rein, la Fondation canadienne du foie, la Fondation des maladies du coeur et lÕAssociation pulmonaire. E. Lettre ˆ lՎditeur Emile Therien poursuit son engagement pour le don dÕorganes et de tissus par lÕenvoi des lettres ˆ lՎditeur de divers journaux et en prŽparant des Žditoriaux pour les pages dÕopinions de publications de lÕOntario. Il donne Žgalement des confŽrences et donne des cours ˆ des petits groupes qui souhaitent avoir plus de renseignements. RŽdigez une lettre ˆ lՎditeur dans laquelle vous capturez lÕimportance de communiquer vos souhaits de dons aux personnes que vous aimez. Faites en sorte que votre message et votre lettre soient aussi percutants et concis que possible. F. RŽdiger un article autobiographique ou biographique Le 6 octobre 2006, The Globe and Mail publia un article sur la vie de la fille dÕEmile Therien dans la section intitulŽe Lives Lived (Des vies vŽcues). Lisez la description de son passage sur terre ˆ la page suivante de ce livret. Puis, prŽparez un article Lives Lived (Des vies vŽcues) pour vous-mme ou pour quelquÕun que vous connaissez. Que diriez-vous de la vie que vous avez vŽcue jusquՈ prŽsent? Utilisez le mme format que celui de The Globe and Mail. ƒTUDES CANADIENNES ET MONDIALES vFRAN‚AIS ORIENTATION ET FORMATION AU CHEMINEMENT DE CARRIéRE .ƒDUCATION ARTISTIQUE .ƒDUCATION PHYSIQUE ET SANTƒ Sciences . SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES . v z . . .The Arts Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education .Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . .The Arts Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education .Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . .The Arts Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education .Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . The Arts Canadian & World Studies vEnglish Guidance & Career Education .Health & Physical Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . vEnglish Guidance & Career Education Science . Social Sciences & Humanities . v z . . vEnglish Guidance & Career Education . Social Sciences & Humanities . v z . . Sarah Beth, une employŽe du Conseil canadien de la sŽcuritŽ depuis longue date, Žtait souvent la personne derrire Elmer lՎlŽphant prudent. Revtant lÕimposant costume de la mascotte, elle faisait des signes de la main et dansait, rŽgalant les enfants qui assistaient au dŽfilŽ du Pre No‘l et ˆ dÕautres ŽvŽnements de la collectivitŽ. De sa formation de gardienne dÕenfants ˆ son entra”nement de moto en passant par sa certification dÕinstructrice, elle a certainement fait une diffŽrence dans la vie de ceux avec qui elle a travaillŽ pour quÕils restent en santŽ et en sŽcuritŽ. Lorsque de nouveaux immigrants ouvrirent un salon de coiffure dans le voisinage, Sarah Beth fut lÕune de leurs premires clientes. Elle recommanda le salon ˆ dÕautres et les propriŽtaires lui en sont toujours trs reconnaissants puisquÕelle les a aidŽs ˆ rŽussir dans leur nouvelle vie au Canada. Sarah Beth ne pouvait rŽsister ˆ donner de lÕargent aux personnes dans la rue, mais elle Žtait Žgalement trs astucieuse en ce qui concerne ses finances personnelles. Trs jeune, elle tŽmoignait dŽjˆ beaucoup de gentillesse. LorsquÕelle fut en 7e annŽe, lÕune de ses amies fut hospitalisŽe pendant presque un an pour un sŽrieux problme de santŽ. Chaque jour, Sarah vint lui rendre visite pour lÕencourager. Cette jeune amie, ˆ prŽsent heureuse mre de deux enfants, a rŽcemment rŽvŽlŽ que si Sarah Beth nÕavait pas ŽtŽ lˆ, elle nÕaurait certainement pas vŽcu longtemps. Sarah Beth habitait dans une zone multiethnique et multiculturelle dÕOttawa. Elle Žvoquait souvent ce voisinage en disant que cՎtait le petit modle de lÕOrganisation des Nations Unies. Elle Žtait fire de conna”tre presque tout le monde. Elle vantait que la composition de son voisinage Žtait purement ˆ lÕimage de lÕavenir du Canada, en faisant de son pays magnifique quelque chose de plus grand encore. Par un hasard extraordinaire, juste avant de tomber gravement malade, Sarah Beth vit un documentaire sur le don dÕorganes. Ce programme lՎmut profondŽment au point de nous dire : Ē Juste pour que vous le sachiez, jÕai signŽ une carte. Č Il est parfois difficile pour une jeune personne, bien vivante et pleine de santŽ de parler du don dÕorganes. Mais elle expliqua prŽcisŽment : Ē Si je dois partir un jour, je veux que quelquÕun dÕautre vive. Č Qui aurait pu savoir combien cette conversation se rŽvŽlerait importante. Notre famille voulait vraiment honorer les souhaits de Sarah Beth de devenir donneuse dÕorganes aprs la maladie soudaine et si rapide qui exigea le maintien de ses fonctions vitales. En Žvoquant cette possibilitŽ ˆ une infirmire du service de soins intensifs de lÕh™pital dÕOttawa, celle-ci nous appris que la mort cŽrŽbrale Žtait le seul critre pour le don dÕorganes. Avant de prendre la dŽcision indŽpendante de dŽbrancher le respirateur artificiel de Sarah Beth, nous avons discutŽ avec lՎquipe de soins de santŽ de ses souhaits de devenir donneuse dÕorganes. LՎquipe des soins de santŽ pleine de compassion de lÕh™pital dÕOttawa et le RŽseau Trillium pour le don de vie Žtaient dŽterminŽs ˆ faire de leur mieux pour honorer le souhait de Sarah Beth : cՎtait toujours elle qui faisaient bouger les choses et ils voulaient faire la mme chose pour elle. Dans cette situation, le don dÕorganes aprs une mort cardiaque Žtait la seule option pour rŽaliser ses voeux. Le travail effectuŽ pour rŽpondre ˆ la demande de Sarah Beth contribua ˆ changer le protocole et ˆ rendre la mort cardiaque acceptable. La mort cardiaque marqua une nouvelle Žtape dans le don dÕorganes au Canada et laissa augurer un potentiel dÕaugmenter les dons de 25 % dans tout le pays. Peu de temps aprs sa mort, deux personnes reurent ses organes. Ils sont sur le chemin dÕune rŽcupŽration totale aujourdÕhui. De bien des manires, Sarah Beth Žtait tout simplement un tre extraordinaire. Sarah Beth aimait le hockey. CՎtait un supporter sincre des Flyers mais elle nÕhŽsitait jamais ˆ sÕacharner sur eux quand ils perdaient. Elle Žtait obsŽdŽe avec la propretŽ et elle aimait que sa maison soit exempte de poussire. Elle aimait recevoir et cuisiner, essayer un plat nouveau ou diffŽrent. Elle ne cherchait jamais ˆ capturer lÕattention ; pour elle, aider les autres lui amenait sa propre rŽcompense. Son dernier geste de bontŽ fut de donner ˆ deux personnes (et ˆ bien plus dans lÕavenir) la chance de vivre en santŽ, de vivre une vie bien remplie. Emile et Beth sont les parents de Sarah Beth ; Christopher, son frre et Diana, sa belle-soeur. The Globe and Mail LIVES LIVED Sarah Beth Therien Vendredi 6 octobre 2006 Emile Therien, Beth Therien, Christopher Therien et Diana Therien Fille, soeur, tante, nice, petite-fille, belle-soeur. NŽe le 1er novembre 1973 ˆ Ottawa. DŽcŽdŽe le 17 juin dÕun arrt cardiaque ˆ lՉge de 32 ans. 24 Une vie, plusieurs dons est un programme dՎducation pour enseigner aux Žlves des classes supŽrieures du cours secondaire lÕimportance cruciale du don et de la transplantation dÕorganes et de tissus. Il prŽsente le drame, la gŽnŽrositŽ et la promesse de vie associŽs au don et ˆ la transplantation dÕorganes et de tissus. Le financement pour ce projet a ŽtŽ fourni par le ministre de lՎducation et le ministre de la SantŽ et des Soins de longue durŽe de la province dÕOntario. De plus, le projet nÕaurait pu tre rŽalisŽ sans lÕappui et la gŽnŽrositŽ dÕun rŽsident anonyme dÕOntario dont la contribution rend possible que les Žlves de la province comprennent la promesse de vie du don et de la transplantation. Le comitŽ directeur remercie chaleureusement tous ceux qui ont appuyŽ le projet. LՎlaboration de ce programme dՎducation a ŽtŽ co-commanditŽe et coordonnŽe par le RŽseau Trillium pour le don de vie, le programme de transplantation multi-organes du London Health Sciences Centre et la Fondation canadienne du rein. LÕinitiative de renseigner les Žlves des Žcoles secondaires et leur famille sur le besoin de dons dÕorganes et de tissus et sur le succs de la transplantation a ŽtŽ lancŽ ˆ lÕorigine dans la rŽgion de London en 2000. Gr‰ce ˆ un financement accordŽ par la Fondation canadienne du rein, le programme de transplantation multi-organes du London Health Sciences Centre a eu la vision dՎlaborer une unitŽ dՎtude, Une vie, plusieurs dons, en collaboration avec le conseil scolaire du district de Thames Valley et le conseil scolaire catholique du district de London. Le programme original a ŽtŽ utilisŽ dans Vie active et santŽ, 11e annŽe, cours ouvert (PPL30), dans le programme dՎducation de lÕOntario. Le prŽsent programme se base sur la vision et les fondements fournis par le programme original, et le comitŽ directeur exprime sa reconnaissance aux participants du programme original pour leur dŽvouement et le travail de pionniers. Ce programme est dŽdiŽ aux nombreux Ontariens qui ont fait le don de la vie gr‰ce ˆ un don dÕorganes et de tissus ainsi quՈ tous ceux qui le feront ˆ lÕavenir. Pour obtenir de plus amples renseignements sur programme dՎducation Une vie, plusieurs dons, veuillez communiquer avec le directeur des communications, RŽseau Trillium pour le don de vie, au 1-800-263-2833 ou consulter le site Web ˆ www.onelifemanygifts.ca © Imprimeur de la Reine pour lÕOntario, 2009. Les professionnels mŽdicaux de la santŽ dans le domaine du don et de la transplantation dÕorganes et de tissus ainsi que les conseillers en Žducation ont participŽ ˆ lՎlaboration et ˆ la mise en oeuvre du projet Une vie, plusieurs dons. ComitŽ directeur : Frank Markel, prŽsident et chef de la direction, RŽseau Trillium pour le don de vie Dr William Wall, chirurgien transplantologue, Programme de transplantation multi-organes, London Health Sciences Centre Jim OÕBrien, Directeur exŽcutif, La Fondation canadienne du rein, Succursale de lÕOntario ƒquipe de soutien du projet : Cailey Crawford, gestionnaire de projets Žducatifs, RŽseau Trillium pour le don de vie Cate Abbott, Information et ressources, Programme de transplantation multi-organes, London Health Sciences Centre Mahms Richard-Mohamed, coordonnateur des donneurs de greffons, Programme de transplantation multi-organes, London Health Sciences Centre Wendy Kudeba, Directrice, Marketing et communications, Pam Logan, Directrice des communications, La Fondation canadienne du rein, Succursale de lÕOntario Auteur : Linda Rainsberry Conseillre en programmes dՎducation : Joan Green Conception graphique : Niki Fleming Vince Rozas, adjoint ˆ la conception et dessin au trait Traduction rŽalisŽe par Studio 9 : mail@studio9.bz Le comitŽ directeur dŽsire remercier les nombreuses personnes qui ont aidŽ ˆ la rŽussite de ce projet : les familles des donneurs, les receveurs, les professionnels de la santŽ, les Žducateurs et les membres de la collectivitŽ qui ont contribuŽ gŽnŽreusement leur temps et leur expertise. Gr‰ce ˆ leur participation, Une vie, plusieurs dons sÕest enrichi. 25